Nous voici partis pour la dernière étape de ce périple. Nous comptons nous poser dans la baie de Eustatius pour commencer. C’est une belle baie aux eaux transparentes où il est possible de faire des belles apnées. Nous y avions tourné une vidéo sous-marine l’année dernière (cf article).
Pas facile de s’y rendre. Les vents soufflent à 20 nœuds depuis l’Est. Nous commençons par tirer des bords puis finalement nous finissons par une heure de moteurs pour pouvoir profiter des lieux dans l’après-midi.
Nous faisons bien car une grosse dépression est annoncée sur les sites météorologiques.
Une petite réparation du guindeau qui manque de puissance tout à coup (nettoyage des causses et resserrage du barbotin) puis nous décidons de laisser tomber le mouillage sur Necker Island (ile privée du propriétaire de Virgin) pour nous réfugier dans Gorda Sound, immense baie, qui sert de refuge aux bateaux de charter, bordée de complexes de luxe et de petits port.
Atelier couture, réparation, lecture en attendant que la dépression passe.
Finalement, nous pouvons sortir, en canoé, puis en annexe, pour nous rendre sur les différents sites à visiter et faire un peu d’apnée sur le récif extérieur. Celui-ci a continué à se développer depuis l’année dernière (variété de coraux, faune…) ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Voilà, c’est l’heure du départ. Je ne ferai pas d’article supplémentaire, mais il faut savoir que nous allons galérer pour rentrer. Vent de face (20/25 nœuds), houle et vagues de face (1,80/2,00m), longues lignes de sargasses bloquant les hélices, bref, des conditions hyper défavorables. « je m’suis cogné de partout, j’ai dormi dans des draps mouillés, c’est la plaisance, c’est le pied » chantait Renaud. Voilà, on y est.
Nous avons voulu essayer de tirer un bord vers le sud (vers l’ile américaine de Sainte Croix). Au bout de 7 heures de navigation, nous nous sommes pratiquement retrouvés au point de départ. 2 options : Retourner à Spanish Town pour dormir et attendre une fenêtre favorable mais Chris devait reprendre le boulot. L'autre solution, c'est d'allumer les moteurs et rentrer en ligne droite face aux éléments et espérer que tout se déroule bien pendant une vingtaine d’heure de nuit et de jour.
Nous avons opté pour le second choix. Nous voici donc, arrivés à Grand-Case, bien fatigués, le bateau couvert de sel et de sargasses, après 28 heures de navigation au total.
Ce retour des iles Vierge est une vraie corvée.
Nous avons quand même bien profité de nos vacances, 'espère que nos articles vous auront plus et nous vous donnons rendez-vous dans quelques semaines seulement pour d’autres aventures…
A très bientôt
Fred et Christel